Sujet : SNCF : nouvelle restructuration du fret avec 200 suppressions d'emplois
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hamotan 27-04-2019 08:03:46
Ce plan de restructuration, détaillé jeudi devant le comité social et économique du fret, prévoit "quelque 200 suppressions de postes d'appui et d'encadrement" cette année.
La SNCF a présenté cette semaine aux représentants du personnel une nouvelle restructuration de son activité fret (transport ferroviaire de marchandises) en difficulté, prévoyant notamment la suppression d'environ 200 emplois, a-t-on appris vendredi de sources syndicales.

Des postes d'appui et d'encadrement menacés
Cet "énième plan de restructuration", détaillé jeudi devant le comité social et économique du fret, prévoit "quelque 200 suppressions de postes d'appui et d'encadrement" cette année, ainsi que "la suppression des (quatre) directions fret" actuelles pour "ne laisser qu'une seule direction fret au 1er janvier 2020", indique l'Unsa ferroviaire dans un communiqué. La direction prévoit en parallèle "des mesures visant à favoriser les départs et la mobilité", qui seront "rapidement proposées aux salariés", ajoute le syndicat. "Ces 200 suppressions de postes viennent s'ajouter aux 377 déjà prévues pour 2019" dans le budget annuel du groupe, a souligné Erik Meyer, secrétaire fédéral du syndicat SUD-Rail. "Environ 15% des postes" seront supprimés et "on va finir l'année à 5.000" salariés, alors qu'il y avait "15.000 emplois dans le fret il y a 10 ans", a-t-il noté.

Interrogé par l'AFP, le groupe s'est refusé à tout commentaire.

De nombreuses questions se posent
La SNCF veut transformer son activité fret en filiale à partir du 1er janvier 2020, dans le cadre de la réforme ferroviaire, avait indiqué le groupe en mars à la presse. La fusion des quatre directions du fret (à Lyon, Lille et deux à Clichy) fera disparaître des postes "transverses (services de ressources humaines, commerciaux, pôle sécurité, etc.) et d'encadrement", a précisé l'Unsa ferroviaire. Les premiers départs devraient avoir lieu "à partir du 1er juillet", a estimé Xavier Lemaire, référent fédéral fret de ce syndicat. "Aujourd'hui, la grande interrogation, c'est comment l'État et la Commission européenne vont s'entendre pour filialiser ou pas le fret, le recapitaliser ou pas. Et il y a aussi la question de la reprise de la dette" de cette activité par la maison mère, a relevé Xavier Lemaire. La part du fret ferroviaire dans le transport global de marchandises "s'effrite tous les ans pour l'ensemble des opérateurs", a noté Erik Meyer.

Commentant en février les résultats 2018 de la SNCF, le patron du groupe avait expliqué que la grève du printemps 2018 contre la réforme ferroviaire avait "coûté extrêmement cher au fret ferroviaire français". Depuis, "les clients partis du fait de la grève ne sont pas tous revenus", avait déploré Guillaume Pepy.
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